En bref : Paris est une zone interdite aux drones, du sol jusqu’à 1 981 mètres d’altitude. Un vol reste possible pour un usage professionnel, avec une autorisation de la préfecture de police demandée au moins 10 jours ouvrables à l’avance. Ailleurs en Île-de-France, en agglomération, le vol professionnel se déclare au préfet avec le même préavis.

Vous préparez le lancement d’un programme immobilier, le suivi d’un chantier ou un film d’entreprise, et vous voulez des images vues du ciel au-dessus de Paris ? Avant de fixer une date, il faut connaître les règles. Elles ont changé en 2025 puis au 1er janvier 2026, et elles conditionnent directement votre planning. Voici ce qu’il faut savoir, expliqué simplement.

Peut-on faire voler un drone dans Paris ?

Par défaut, non. Paris intra-muros est couvert par la zone réglementée P23, qui interdit le survol de la capitale à tous les aéronefs, drones compris, du sol jusqu’à 6 500 pieds (environ 1 981 m). L’arrêté du 2 avril 2025 a renouvelé cette interdiction.

Il existe toutefois une porte d’entrée : la préfecture de police de Paris peut accorder une autorisation, uniquement pour des finalités professionnelles et sur un dossier solide. Un particulier qui veut filmer la tour Eiffel pour ses souvenirs n’obtiendra pas de dérogation ; une prise de vue commandée par une entreprise, réalisée par un télépilote professionnel, peut l’être.

Quel délai pour obtenir l’autorisation ?

Depuis l’arrêté de 2025, la demande doit être déposée au moins 10 jours ouvrables avant le vol, contre 5 auparavant. Concrètement, il faut compter deux à trois semaines entre votre premier contact et le jour du tournage, le temps de :

Pour un événement à date fixe, c’est le point à anticiper en premier.

Vue aérienne par drone d'un chantier d'immeuble avec grue
Vue aérienne d’un chantier en Île-de-France.

Et en dehors de Paris, en Île-de-France ?

Hors de la zone P23, les règles dépendent de l’environnement. Depuis le 1er janvier 2026 (arrêté du 23 décembre 2025), un professionnel peut voler au-dessus de l’espace public en agglomération dans le cadre de son activité, mais en zone peuplée le vol doit être déclaré au préfet au moins 10 jours ouvrables à l’avance, via le portail AlphaTango de la DGAC ou le formulaire CERFA 15476. Le préfet peut interdire ou restreindre le vol.

Est considérée comme zone peuplée une agglomération figurant sur les cartes aéronautiques (et ses abords immédiats), ainsi que tout lieu situé à moins de 150 m d’un rassemblement de personnes.

Catégorie ouverte ou spécifique : qu’est-ce que ça change pour vous ?

La réglementation européenne classe les vols en catégories. Pour un client, l’essentiel est de savoir que le télépilote choisit le cadre adapté à votre projet :

Cadre Pour quoi faire Ce qu’il implique
Catégorie ouverte (A1, A2) Petits drones, vols simples en vue 120 m maximum, distances aux personnes à respecter
Catégorie spécifique, scénario STS-01 Vol en ville au-dessus d’une zone sécurisée au sol Déclaration d’exploitation DGAC, drone certifié, périmètre contrôlé
Autorisation d’exploitation (PDRA, SORA) Survol d’un rassemblement, cas complexes Dossier DGAC complet, accord de l’organisateur

Dans tous les cas, le vol se fait en vue directe et le plus souvent sous 120 m de hauteur.

Peut-on survoler un événement ou une foule ?

C’est le cas le plus encadré. Le survol d’un rassemblement de personnes demande une autorisation d’exploitation spécifique de la DGAC, en plus de la déclaration au préfet et de l’accord de l’organisateur. Pour une soirée d’entreprise ou un mariage, on privilégie donc souvent des plans aériens en dehors des moments où les invités sont regroupés : le lieu, l’arrivée, le cortège, la photo de groupe organisée dans un périmètre maîtrisé.

Que risque-t-on en cas de vol non autorisé ?

Les sanctions sont lourdes, et c’est le donneur d’ordre qui en subit aussi les conséquences (tournage annulé, images inutilisables) :

S’y ajoute le respect de la vie privée : capter l’image d’une personne dans un lieu privé sans son consentement est puni par le Code pénal.

Comment se passe un tournage drone avec Pictopixel ?

Vous n’avez pas à gérer la réglementation vous-même. Pour chaque projet, je :

  1. vérifie la zone de vol, les restrictions et le cadre réglementaire adapté ;
  2. monte et dépose le dossier d’autorisation ou de déclaration dans les délais ;
  3. sécurise le périmètre le jour J et adapte le plan de vol à la météo ;
  4. livre les photos et vidéos 4K, prêtes pour le web ou le print.

Le bon réflexe : me contacter dès que la date est connue, pour caler le tournage sur les délais administratifs.

Questions fréquentes

Combien de temps à l’avance faut-il réserver un tournage drone à Paris ?

Idéalement trois semaines ou plus. La demande d’autorisation doit être déposée au moins 10 jours ouvrables avant le vol, à quoi s’ajoute la préparation du dossier.

Un vol de nuit est-il possible ?

Oui, sous conditions strictes depuis 2026 (hauteur réduite, drone léger, signalement lumineux, cadre STS-01) et toujours dans le respect des autorisations de la zone.

Que se passe-t-il s’il pleut ou s’il y a trop de vent ?

Le vol est décalé : la sécurité passe avant tout. On prévoit en général un créneau de repli dans la demande.

Cet article résume la réglementation en vigueur à sa date de publication ; seuls les textes officiels publiés sur Légifrance et les informations de la DGAC font foi.

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